classification des pulpopathie

I Introduction


Les examens histo-pathologiques et bactériologiques pratiqués sur un grand nombre de dents, après des examens cliniques sérieux, après des contrôles radiographiques et électriques ne permettent pas ou permettent mal de faire le diagnostic clinique. Ce sera parfois l'échec d'une thérapeutique qui nous inclinera au redressement d'un diagnostic érroné.
Les auteurs qui ont étudié les aspects histo-pathologiques des lésions pulpaires en ont fait des classifications séduisantes, elles sont rigoureuses, ce sont malheureusement des comptes rendus d'autopsies.
En medecine et en chirurgie, les dimensions des organes autorise des biopsies préopératoires ou même extemporanée qui permet de dicter le geste grâce à la sécurité du diagnostic.
Cela nous est impssible en dentisterie.
La première tentative d'approcher par un examen biopsique préopératoire l'aspect de la santé pulpaire à été à notre connaissance faite par : Prader (Bale en 1949) c'est l'examen du sang pulpaire pour préciser le diagnostic des altérations pulpaires, c'est l'hemopulpogramme.
La présence des lymphocytes et de monocytes signe une pulpite toxique plus qu'infectueuse et l'incite à proposer une amputation vitale.
• La présence de polynucléraires signe l'interdiction de tous procédés de conservation vitaux
• La présence de quelques neutrophiles serait l'indication d'une pulpotomie.
• de même l'augmentation du nombre des leucocytes indiquerait la formation d'abcès intra-pulpaire et motiverait l'exérèse totale et la désinfection du canal.
Donc nous retienderons que la technique de Prader est du domaine du laboratoire, malheureusement ses indications se sont pas supperposables aux constatations cliniques.
Selon l'OMS: étant donnée qu'il est absolument impossible de déceler l'état pathologique de la pulpe lésée avec les seuls moyens cliniques, et que les classifications patho-histologiques usuelles des pulpopathies doivent être relegués au laboratoire d'histologie.
Il faut utiliser en clinique une classification basée sur les symptomes et sur les buts thérapeutiques.


II Classification histologique


Il faut savoir que:
• La pulpe peut dans ses differentes parties être atteinte à des stades inflammatoires differents.
En particulier la pulpe radiculaire est pratiquement toujours en meilleur état que la pulpe camérale, la carie, lésion coronaire réagit d'abord sur la pulpe coronaire et l'atteinte radiculaire n'est que secondaire.
Par voie de conséquence, sur une multiradiculée, l'atteinte des divers filets radiculaires n'est pas toujours au même stade.
• Les réactions pulpaires sont dégénératives au niveau dentino-génétique (odontoblastes, processus de tomes) et de nature inflammatoire au niveau du tissu pulpaire (Baume)
• Suivant l'âge du sujet, des états histologiques et des structures differentes s'affrent à des agressions à peu près identiques.
Il en résulte une franche hybridité.


III Classification symptomatologique à un but thérapeutique


III.A. Classification de Bender et Seltzer


Bender et Seltzer offrent aux dents qui ont un état pathologique pulpaire ou pulpo-dentinaire deux catégories de traitements:

III.A.a. La catégorie A


S'adresse aux dents dont on tentera de conserver tout ou une partie de la pulpe


III.A.b. La catégorie B


S'adresse aux dents dans lequelles on enlevera toute la pulpe, ou à celle dont on désinfectera la racine avant d'obturer.



III.B. Classification de Baume (catégories)


C'est une classification symptomatique à but thérapeutique

III.B.a. Catégorie I de Baume


Pulpes vivantes sans symptomatologie, lésée accidentelement ou proche d'une carie ou d'une cavité profonde.
Succeptible d'être protégés par coiffages.


III.B.b. Catégorie II de Baume


Pulpes vivantes avec symptomatologie, dont on tentera -surtout chez les jeunes- de conserver la vitalité par coiffages ou biopulpotomie.


III.B.c. Catégorie III de Baume


Pulpes vivantes, dont la biopulpectomie ou la pulpectomie totale (immédiate ou médiate) et l'obturation canalaire immédiate sont indiqués pour des raisons symptomatologiques, prothétiques ou iatrogène.


III.B.d. Catégorie IV de Baume


Pulpe nécrosée avec infection de la dentine radiculaire, sans ou avec complications péri-apicales, exigent un traitement antiseptiques et l'obturation des cannaux.


III.B.e. Catégorie V bis!!! de Baume


Pulpe nécrosée avec infection de la dentine radiculaire, avec ou sans complications péri-apicales sur dents immatures.
Traitement antiseptiques et obturation provisoires des cannaux avec pâte résorbable.



III.C. Classification anatomo-pathologique


III.C.a. Classification de Redier (1900)


P1 - Pulpe saine mise à nu ayant conservé son integrité anatomique et physiologique.
P2 - Pulpe dégénérée, infectée, enflammée.
P3 - Pulpe gangrénée


III.C.b. Classification de Palazzi


1 État des prépulpites


- Altération de la couche odontoblastiques
- Pulpe déouverte mais non-enflammée
- Hyperthermie pulpaire


2 Pulpites


Aigues : subaigus, purulentes
Chroniques : banales, ulcéreuses, hyperplasique
Pulposes : Atrophie, dégénérescence.

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